ASSOCIATION LIBI NA WAN
ASSOCIATION LIBI NA WAN

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M Alain FOURMONT

Président de Libi NA Wan

Avril 2013 Parution de la lettre d ‘information n°1

"L'association LIBI NA WAN existe maintenant depuis19 ans puisque c'est en 1994 qu'elle a été créée. Emanation de l'opération de Résorption de l'Habitat Insalubre réalisée par la Société IMmobilière de KOurou pour le compte de la municipalité de Kourou, elle s'est rapidement affichée comme un vecteur incontournable pour promouvoir la culture TEMBE, puis plus récemment comme outil indissociable du développement économique local.

 

Nous avons l'honneur de porter actuellement deux chantiers d'insertion, un axé sur la menuiserie et l'autre sur la réalisation d'ouvrages (carbets..), où se retrouvent plus de vingt cinq salariés, les deux formateurs techniques, la coordinatrice et l'accompagnatrice sociale de l'association.

 

La vocation de LIBI NA WAN ne se limite pas à ces activités d'insertion par la culture et l'économique, elle permet aussi et avant tout de créer du lien,  tout d'abord entre les ethnies Bushinengué (noires-marrons) elles mêmes, puis avec les autres populations présentes sur la commune de la Kourou.

 

Et pourtant notre visibilité est faible, les acteurs de la place nous connaissent assez mal. Un exemple récent pour illustrer ce propos. Lors de la visite du ministre de la ville M LEVY , qui a été accueilli le 16 mars dernier au village Saramaca sous le magnifique carbet que nous avons réalisé dans le cadre de nos chantiers d'insertion, mon proche voisin, tout en admirant la couverture en bardeaux de Wapa du carbet, me confie alors : "je ne sais pas quelle est la société qui a réalisé cet ouvrage mais elle a fait du bon boulot !!!....."

 

L'idée d'éditer une lettre d'informations avait pris corps ...."

M Bruno APOUYOU

Capitaine BONI Vice Président de Libi NA Wan

Mars 2014

Depuis quand êtes-vous membre de l’association? Je suis membre de l’association Libi Na Wan depuis sa création en 1994. Cet association a vu le jour avec le projet de Résorption de l'Habitat Insalubre (RHI). Nous avons décidé de créer ce projet commun en partenariat avec la SIMKO (Société immobilière de Kourou) et l’école d’Architecture de Grenoble, dans le but que les jeunes du village, éloignés de leur environnement d'origine, se réapproprient leur culture (Tembé). Libi na Wan a tissé le lien entre ces jeunes et la culture Businengué. Je tiens à remercier Pierre-Yves PERROT, Jacques MAURICE et l’école d’architecture de Grenoble, initiateurs du projet.

 

Quel est votre rôle? Je suis le  capitaine Boni depuis la  décentralisation, à cette date, j’étais l’un des plus jeunes chefs coutumiers de Guyane. Je  suis également le vice-président de l’association. J’ai pour mission de promouvoir l’artisanat et la culture Businengué, de faire émerger  les hommes et femmes accueillis et salariés par la structure..

 

Pouvez-vous me dire quelques mots sur l’association ? Notre association est le moteur même de la tradition, de la culture et du tembé. Le tembé ne se limite  pas à l’activité de la peinture et de la sculpture sur bois, mais concerne  aussi la construction, la fabrication de pirogue, la broderie, les coiffures, l’art  culinaire, les modes de vies Businengué.

Notre association a permis à beaucoup de jeunes de s’insérer  dans la vie active. Depuis sa création, nous avons formé plus de 200 personnes dans nos  ateliers, et certains d'entre eux sont aujourd'hui des chefs d’entreprise, des artisans .

Nous assurons également le maillage entre toutes les ethnies Bushinengué.

Nous constituons aussi une source de documentation pour les étudiants qui nous consultent régulièrement afin de réaliser leurs travaux (mémoires, thèses..).  Nous intervenons également dans les écoles et avons participé à de nombreuses conférences en Guyane, dans l'hexagone et à l’étranger pour promouvoir la culture bushinengué : Nous avons représenté la Guyane et le Tembé à Paris, à Toulouse, à Grenoble, au Suriname, à Montréal, en Afrique du sud, à la Jamaïque.

Les  voyages  réalisés à l’intérieur de la Guyane avec nos stagiaires et salariés sont enrichissants sur le plan culturel, car cela a permis à un certain nombre d'entre eux de connaitre leur propre pays et de faire revivre le tembé sur le fleuve Maroni. En  2004, tous les capitaines  et grand-man Ndjuka se sont réunis  en pays Ndjuka au lieu dit Pouketi afin de voter  les lois de la population Ndjuka.

Libi na wan a aussi publié de nombreux ouvrages dont "Guyane, l'art Bushinengé", "Den taki foe a tembé" (les paroles du tembé), "la voix du fleuve". A cette même occasion,  un cinéaste a réalisé un court métrage de 52 minutes  intitulé «  l’homme du fleuve dont je suis moi-même l’acteur principal. Ce court-métrage à permis à nos jeunes  compatriotes vivant sur le littoral de découvrir la culture et les coutumes de la vie Businengué. Enfin ce dernier a également permis aux touristes et à d’autres personnes du monde entier d’avoir un premier  aperçu de la culture des noirs marrons.

Enfin, Libi Na Wan contribue à enrayer la délinquance au village et à Kourou.

 

 

Témoignage : Mme Nicole WALIKE Accompagnatrice sociale de LIBI NA WAN

Depuis quand êtes vous employée par l’association ? Cela fait 6 mois et demi que je travaille dans l’association LIBI NA WAN, j’ai été embauché le 25 Août 2015 en contrat CDD en tant qu’accompagnatrice sociale.

Quel est ton rôle au sein d’une association comme LIBI NA WAN ? Mon rôle au sein de l’association LIBI NA WAN est multiple, j’accueil, conseille, informe et propose les démarches, les moyens et interlocuteurs appropriés à la résolution des problèmes. Je définis aussi et valide avec les salariés leur projet professionnel à travers un suivi de leur parcours d’insertion. De plus je détecte d’éventuelles difficultés à travers des entretiens mensuels individualisés, pour pouvoir mettre en place avec eux les outils et définir une stratégie d’accom- pagnement vers l’emploi ou une formation qualifiante adaptée. Je prépare et anime des ateliers collectifs et leur apporte mon soutien dans leur recherche en mettant à jour les CV et lettres de motivation. Mon rôle est donc divers car j’ai aussi la chance d’être en contact avec les clients en participant aux différentes expositions où sont vendus les objets fabriqués par les salariés du chantier d’insertion Mobilier 2.

Qui sont vos interlocuteurs privilégiés ? Mes interlocuteurs diffèrent selon le public et la demande. Au préalable, tout passe par le pôle emploi pour tous les publics, car il faut savoir qu’il y a différents critères d’éligibilité qui sont demandés et renseignés par le pôle emploi, par la DICS (Direction de l’Insertion et de la Cohésion Sociale) pour les bénéficiaires du RSA Socle, par la MLRG (Mission Locale Régionale de Guyane) pour les jeunes de 18 à 25 ans, et enfin par le CAP Emploi pour les personnes handicapées. Pendant les formations, je prends contact avec les entreprises pour définir des périodes d’immersions et trouver d’éventuelles embauches pour nos salariés, et avec les centres de formation pour favoriser la formation générale, la remise à niveau en mathématiques, sciences-physiques, histoire géographie...

Quelles sont les difficultés rencontrées ? Le principal problème est de trouver des entreprises volontaires pour proposer des périodes d’immersion aux salariés et les embaucher.

Quels sont les points positifs de l’association? Les points positifs de l’association sont les aides et soutiens procurés au public concerné, c’est-à-dire aux personnes en difficulté, dans la précarité ou loin de l’emploi à travers les 2 chantiers d’insertion qu’elle porte. LIBI NA WAN tient à promouvoir aussi la culture Businengué. Les activités proposées par l’association au sein du village Saramaca apportent une véritable amélioration de la notoriété du quartier que tout le monde redoutait.

Témoignage  : Mme Sargia ATIPA

Accompagnatrice sociale de 2011 à 2015

Septembre 2015-10-05

Combien  de temps as tu passé à l’association Libi Na Wan en tant qu’acccompagnatrice socio-professionnelle  ? 3 ans et demi

 

Peux tu nous rappeler un peu ton parcours, par quel type de contrat as tu intégré l’association ? J’ai tout d’abord commencé par un contrat dit CUI CAE Dom d’un an, suivi d’un CDD qui a débouché finalement sur un CDI.

 

Cela veut dire que tu fais parti, au départ,  du même public que nous avons chez nous en insertion : tu es quelquepart un exemple type d’insertion professionnelle réussie ? Exactement.

 

Au bout de cette période passée, qu’est ce que tu retiens, quel bilan en tires tu ? Le bilan est tout à fait positif, tout s’est bien passé pour moi au niveau de mon travail, j’ai appris énormément de choses sur le tas et pu acquérir beaucoup d’expérience ; le contact avec les partenaires et avec les salariés que j’ai pu accompagner jusqu’à leur sortie a été très enrichissant.

 

Aujourd’hui qu’est ce qui te pousses à  nous quitter, tu ne te plaîs plus ici ? Au contraire je me plaisais beaucoup ici mais en fait j’ai décidé d’évoluer dans un autre domaine professionnel.

 

Au cours de ces trois années à Libi Na Wan, qu’est ce qui a changé, évolué ? il y a eu beaucoup de changement déjà en ce qui me concerne comme je l’ai dit, et plus généralement au niveau de l’association il y a eu des évolutions, des améliorations notamment au niveau des formations dispensées, on a pu en voir les résultats encore dernièrement avec l’obtention par plusieurs de nos salariés du CAP Menuiserie. C’est vrai aussi au niveau du suivi et de l’accompagnement des salariés qui s’est intensifié et professionnalisé.

 

Globalement quels sont les principaux problèmes que tu as rencontrés, ceux qui t’ont le plus contrarié et freiné ton action? J’ai eu pas mal de difficulté pour trouver des entreprises acceptant d’accueillir nos salariés pour des périodes d’immersion, même si ca a progressé grâce au fait, je pense, que l’association commence à être connue et reconnue par les entreprises ; mais ce qui a est le plus difficile à gérer, c’est lorsqu’on est confronté à l’absence de motivation d’un salarié pour évoluer, pour s’en sortir et trouver du travail.

 

Est ce que la dégradation du contexte économique a un impact sur les résultats obtenus avec les salariés en terme d’insertion? Malheureusement oui, malgré tous les progrès effectués en terme de formation et d’accompagnement de nos salariés qui se traduisent par des résultats importants en terme d’insertion sociale, de qualification, d’examen obtenus, de possibilités de poursuite avec des formations qualifiantes ou spécialisées….., il est clair que le contexte actuel ne facilite pas l’embauche de nos salariés, et quelque part impacte les résultats en terme de sorties vers l’emploi, mais le bilan reste malgré tout globalement très positif.

 

Qu’est ce qu’on peut faire au niveau de l’association pour améliorer les choses ? Encore une fois je pense qu’il y a un bon travail qui est fait par l’association avec les salariés, il ne faut surtout pas baisser les bras, il faut poursuivre et persévérer même si le contexte est de plus en plus difficile.

 

Sergia nous te remercions pour tout le travail fourni pendant ces trois ans et demi nous ne pouvons que te souhaiter une bonne continuation dans ta carrière professionnelle.

 

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Témoignage  : Mme Malika TAUBIRA

Chargée de mission PLIE GUYANE

Juin 2015

Quel est le rôle du PLIE GUYANE dans le cadre de la mise en oeuvre des chantiers d’insertion ? Le PLIE Guyane aide au montage du dossier sur demande de la structure. On apporte une aide financière. Nous pouvons également proposer des actions, c’est-à-dire qu’au vu du travail partenarial que nous faisons avec le réseau, on peut proposer à la structure si elle est suffisamment solide, de mener telle ou telle actions en complément ou de compléter son offre de formation au public demandeur par des formations spécifiques qui peuvent aider au retour à l’emploi.

Nous aidons essentiellement au projet et sur l’aide financière qui tourne au tour de 1 500€ par personne en fonction du projet. Il faut savoir que l’aide financière est attribuée par une commission. Il y a d’abord un premier avis technique, ensuite le projet passe en commission de programmation qui est composée du président et du trésorier du PLIE, d’un responsable de la DICS, Pôle Emploi et un élu du Conseil  Général, c’est eux qui décident si l’aide financière est accordée à la structure.

 

Avec LIBI NA WAN: comment le partenariat se traduit il dans les faits ? LIBI NA WAN a l’avantage de savoir monter les dossiers unique d’instruction, donc nous sommes surtout là pour s’assurer que toutes les pièces ont été fournies et pour la participation financière.

On ne fait pas d’aide au montage de projet avec Libi Na Wan car ils n’en n’ont pas exprimé le besoin et le dossier est bien monté. Sauf dans un cas où on a pu proposer une formation complémentaire, à ce qu’il avait proposé.  Mais nous sommes plus sur une aide financière.

Nous avons pu apporter une aide à la professionnalisation, notamment sur la mise en place de certain  dossier notamment le livret d’accueil, le règlement intérieur, les Fiches de transmission.

Nous essayons de répondre au mieux sur des interrogations spécifiques et sur la mise en relation avec les partenaires compétents.

 

Quels sont les problèmes rencontrés ? Le problème principal que tout les partenaires reprocheront à LIBI NA WAN c’est son manque de communication, mais qui s’améliore, car, maintenant il y a le site internet qui existe, mais je pense qu’il faut mettre encore des actions de communications plus forte et plus visible. En terme de sortie, c’est correct.

En terme de partenariat il n’y a aucun problème, il faudra développer des actions de communications pour améliorer l’efficacité et la visibilité de la structure.

 

Quelles sont vos attentes? Comment pourrait-on améliorer notre partenariat ? Le PLIE Guyane attend de Libi Na Wan plus de visibilité pour plus d’efficacité. Mais également plus de diversité dans les actions proposées et les formations. Notamment la mise en place de formation de courte durée et d’habilitation (PSC1, habilitation travail en hauteur, SST,…).

Le partenariat se passe plutôt bien, les éléments sont transmis en temps et en heure et nous espérons répondre au mieux à vos attentes. Il serait intéressant de faire plus de visite de chantier et avoir des photos des salariés sur les chantiers.

 

 

Comment est ce que le PLIE pourrait nous aider à trouver des entreprises disposées à accueillir nos salariés en immersion, voire à les embaucher à l’issue des CI ? Comme on a déjà fait très récemment  le 27 mars 2015, nous avons organisé une rencontre entre les structures SIAE et les entreprises, on va s’appuyer plus sur ça, en mettant en place des rencontres avec les différents partenaires, les entreprises et les structures d’insertion par l’activité économique. Maintenant c’est à LIBI NA WAN justement en communiquant plus, de s’approcher des entreprises, nous on sera la essentiellement près de vous pour mettre en place des rencontres dans ce domaine là.

Ce qui est vraiment important, c’est de communiquer. Au plus vous communiquerez au plus les entreprises vous connaîtront, vous ne communiquer pas assez, par exemple le partenariat que vous avez faites avec SOCOTRAP et SAF alors que vous étiez sous-traitant pour le marché public, ça s’est bien passé vous ne l’avez pas communiqué, donc les entreprises ne vont pas savoir que vous avez déjà travaillé avec d’autres entreprises de la place.

Pour élargir votre réseau entreprise, il faut communiquer, nous on mettra en place régulièrement des rencontres entres les entreprises et les SIAE mais  avant tout il faudra communiquer.

 

Comment est ce que le PLIE pourrait faire le lien entre notre l’association et les «instances adéquates» du centre spatial et de ses entreprises pour que nos  salariés puissent profiter du prochain chantier Ariane 6 ? Pour l’instant, on n’est pas encore conventionné avec le CNES, le PLIE fonctionne sur le principe du conventionnement. Si on n’a pas cela, on ne peut pas travailler avec le CNES. Et encore une fois, vous devez communiquer et aller démarcher les entreprises. Dés qu’on sera conventionné avec le CNES, on indiquera aux entreprises attributaires des marchés, qu’elles ont la possibilité de passer par les SIAE. Il faut savoir que pour respecter les règles du marché public, le PLIE ne pourra pas favoriser une structure par rapport à une autre. Elles auront l’information et ça sera à vous de vous vendre, mais pour l’instant on ne pourra pas faire grand chose car nous n’avons pas de convention avec le CNES.

Mais je vous suggère de commencer déjà a démarcher les entreprises par ce qu’il y a d’autres structures de l’insertion qui le font notamment le GEIQ, l’ETTI, donc il faut que vous aussi soyez présent et proposiez vos services

 

La réforme des contrats et financements des dispositifs d’insertion vont ils dans le bon sens? (en terme d’insertion) La réforme a été faite pour ça, pour simplifier la vie des SIAE. Je pense qu’il faudra du temps pour que les repères soient pris, du temps pour qu’ont prennent les bonnes habitudes.

La réforme a apporté beaucoup de changement, dans les pratiques notamment, mais les structures sont capables de s’adapter et le réseau de partenaire ( SPE, PLIE, DIECCTE,…) sera là pour les y aider.

 

Ne craignez-vous que cela créée des contraintes supplémentaires pour les structures d’insertion?  Oui, car toute réforme crée des contraintes au moins pour le début de l’application, ça sera une autre manière de travailler, d’où l’importance de la structuration de l’association, de vos méthodes de travail.

Il y a tout un procédé à revoir du fait de cette réforme. Après je ne doute pas que les structures soient suffisamment aguerries pour réussir à s’adapter à cette réforme là. De toute façon nous les soutiendrons pour cela. Depuis 2014 on a mit en place des sessions d’information pour les structures, pour qu’elles sachent ce qu’on va attendre d’elles et comment arriver à atteindre les objectifs avec cette nouvelle réforme.

 

Ne pensez vous pas que cette reforme soit pénalisante, entre autre financièrement, pour les structures d’insertion et que finalement cela ne favorise pas l’atteinte des objectifs (en terme d’insertion) ? Cela dépend, le principe reste le même financièrement, ça vous oblige à être plus autonome, à aller chercher des marchés. Maintenant pour moi le financement et la méthode qui est prévu dans le cadre des CI sont pénalisants, puisque vous n’aurez plus les 15000€ de la DIECTTE plus les contrats aidés le tout est englobé. Cela vous contraint à aller vers le service marchand, c’est aussi la volonté des pourvois publics, c’est de vous emmener à aller sur autre chose que sur le fond public. Ils savent que l’enveloppe diminue d’année en année donc en même temps c’est pénalisant certes mais ça vous oblige à faire des choix à aller vers le secteur privé pour pouvoir aussi pérenniser l’association parce que les fond public il y en aura toujours mais l’enveloppe diminue.

 

Ne peut on pas imaginer des procédures de versements des subventions plus adaptées pour éviter les problèmes de trésorerie? (Plusieurs acomptes ou avance plus importante par exemple)….et tout ce qui vous vient à l’idée pour améliorer le dispositif...Je pense que oui. Globalement, je pense qu’il y a un travail à faire auprès des financeurs pour éviter les attentes qui peuvent pénaliser les structures. Effectivement, ça pourrait être le versement d’acompte plus important mais le PLIE on n’est pas concerné car nous versons 50% au démarrage. Il faut que les financeurs s’engagent vraiment à transmettre les fonds une fois que c’est validé à la signature de la convention ou dans un délai raisonnable voir 1 à 2 mois après le démarrage de l’action. (Et pas comment on a pu voir 1 an et 6 mois après. Ce n’est pas souvent la faute des techniciens car une fois qu’ils envoient le dossier il faut que ça soit traité, il y a un gros effort à faire à ce niveau là).

 

Et enfin comment pourrait on améliorer le dispositif de l’insertion en Guyane ? Il faut que les collectivités pensent à faire du développement économique, faire de l’insertion, former les personnes s’il n’y a pas le développement économique c’est difficile de les employer. Il faut également adapter vraiment les mesures au public car on demande beaucoup aux structures en termes de sortie positives notamment la sortie vers l’emploi alors que le public n’est pas près à sortir à l’emploi dès la première année en tout cas. Pour moi il faudra élargir dans un premier temps les chantiers d’insertion car on ne fait que des chantiers ponctuels alors qu’il existe des chantiers d’insertion permanents.

Il faut adapter les sorties vers l’emploi demandé et vraiment axer en fonction du territoire vers la formation. Notamment les savanes qui sont fortement en difficultés, il y a un très bas niveau de qualification. Ils sont sur du niveau V, V bis voir VI. Faire sortir ce public dès la première année n’est pas évident. C’est pénaliser les structures de leurs demander des sorties vers l’emploi sur une courte période avec un public de très pas niveau de qualification et sur un territoire ayant un secteur privé peu développé. A mon sens pour améliorer l’IAE, il faut prendre en compte le public qui n’est pas le même que celui de l’hexagone. Les objectifs de sorties doivent s’adapter et répandre le principe des ACI pluriannuels et que les objectifs soient fixés sur 3 ans et pas des objectifs annuels fixé sur 3 ans et enfin mettre des ACI permanents.

 

 

En conclusion Il y a une grande amélioration sur la qualité de service d’insertion dans l’IAE.

Des sorties positives qui sont de mieux en mieux traitées malgré le public difficile, il reste encore beaucoup à faire notamment sur le public d’un très bas niveau de qualification, parce que plus en demandera des sorties vers l’emploi, moins on touchera le public difficile hors c’est la première mission des CI.

Il faut encore travailler du côté Etat et Financeur sur l’adaptation des objectifs de sortie. Du côté de la structure c’est de travailler sur la communication, sur le relationnel avec les entreprises de droits communs et continuer le travail qui a été fait jusqu’à présent. Globalement il y a une nette amélioration des différentes structures et notamment LIBI NA WAN.

 

 

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Témoignage  : Mme Muriel COCO

Responsable de la DICS antenne de Kourou
Janvier 2015

Quel est le rôle de la DICS dans le cadre de la mise en oeuvre des chantiers d’insertions ? La Direction de l’Insertion et de la Cohésion Sociale (la DICS) est une direction de la solidarité et de la prévention du Conseil Général qui est chef de file du RSA. L’objectif du RSA est de favoriser la reprise d’emploi de ses bénéficiaires, de les accompagner vers une insertion professionnelle ou de les maintenir dans l’emploi. Dans le cadre des chantiers d’insertion, le rôle de la DICS est concrètement de placer des bénéficiaires éloignés de l’emploi qui ont également besoin d’un accompagnement social.

 

Avec LIBI NA WAN : comment le partenariat se traduit-il dans les faits ? Il y a le partenariat institué par des conventions à titre onéreux, c’est-à-dire se traduisant par une participation financière du département pour le fonctionnement du chantier en fonction du nombre de BRSA accueillis par la structre. Et il y a le partenariat plus « informel » consistant à soutenir LIBI NA WAN en terme d’activité,  d’insertion et d’accompagnement des personnes sur les chantiers d’insertion.

 

Quels sont les problèmes rencontrés ? Les problèmes se situent à divers niveaux : lors des recrutements, avec un manque d’enthousiasme des candidats et/ou des  difficultés sanitaires et sociales parfois trop importantes, ou avec des candidats qui sont prêts à accepter n’importe quoi et ensuite ne respectent pas les contraintes; du délai de mise en paiement des conventions trop long qui a des conséquences néfastes (accompagnement, renouvellement des contrats…) et met la structure en difficulté;  du manque de disponibilité des référents DICS; et enfin de la définition restrictive des « sorties positives » par la DIECCTE : quid des acquis positifs en terme de savoirs-être et savoirs-faire ?

 

Quelles sont vos attentes ? Comment pourrait-on améliorer notre partenariat ? Evaluer et mieux mettre en valeur les acquis en terme de savoirs être et savoirs faire. Mettre en place un calendrier fixant des dates de visites de chantier pour rencontrer les salariés. Communiquer davantage : utiliser les supports existants (panneaux lumineux de la ville, site Blada, journal local et de la CCDS).

 

La réforme des contrats et financements des dispositifs d’insertion vont ils dans le bon sens en terme d’insertion ? Le problème est que l’insertion prend en compte essentiellement le volet professionnel au détriment de l’insertion sociale : trouver un emploi ne gomme pas les difficultés sociales, d’autant que ces dernières sont parfois si contraignantes qu’elles entravent une insertion professionnelle positive et durable. Néanmoins, sur le type de contrat et la durée hebdomadaire de travail proposée, je dirai que la réforme va dans le bon sens, même si on aurait pu impliquer d’avantage les entreprises du secteur marchand.

 

Ne craignez-vous pas que cette réforme engendre des contraintes supplémentaires pour les structures d’insertion ? Le fait de se focaliser sur le volet emploi fait que les structures doivent intégrer cette contrainte et le risque c’est qu’elles n’emploient que des personnes qui n’ont finalement pas de problème sociaux (problèmes d’addictions ou familiaux...) trop importants.

 

Ne peut-on pas imaginer des procédures de versements des subventions plus adaptées pour éviter les problèmes de trésorerie? :La convention pluriannuelle sur trois ans est une réponse. Cela devrait permettre d’anticiper sur les renouvellements et nouveaux recrutements.

 

 

En conclusion, je pense que si le Conseil Général travail toujours avec LIBI NA WAN c’est que l’on est satisfait. L’association a su évoluer depuis qu’elle œuvre dans l’insertion. Les chantiers d’insertion qu’elle porte ont réellement leur place au sein du tissu économique. Maintenant, Libi Na Wan doit communiquer d’avantage sur son partenariat, ses savoirs faire et son action d’intérêt public. Et je conclurai sur cette perspective : LIBI NA WAN, qui signifie « vivre ensemble », ne pourrait-elle pas s’ouvrir vers les autres communes du territoire telles que, par exemple, la communauté des savanes…., 

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Témoignage  : Mme Céline COURT

Directrice du Pôle Emploi de Kourou

Juillet 2014

Quel est le rôle de Pôle Emploi dans le cadre de la mise en oeuvre des chantiers d’insertion?   « Pôle Emploi à un rôle au niveau du conventionnement des structures IAE : lors du conventionnement d’une structure des conventions tripartites sont établies avec l’ETAT et la structure concernée. Nous avons aussi un rôle d’orientation des bénéficiaires vers les structures IAE : nous sélectionnons et orientons les candidats vers ces structures. Nous enregistrons les offres d’emploi pour pouvoir proposer des candidats adaptés aux structures. Enfin nous pilotons des actions qui sont réalisées dans le cadre des chantiers d’insertion et assurons leur suivi. »

 

Avec LIBI NA WAN: comment le partenariat se traduit il dans les faits ? « Nous avons un conseiller dédié au relationnel avec LIBI NA WAN qui est spécialisé dans l’insertion par l’activité économique, qui fait le lien avant, pendant et après les chantiers d’insertion pour le suivi des salariés; quant à moi au niveau de la direction, je participe aux comités de pilotages, et je donne mon avis avant les réunions du CDIAE en vue de l’agrément de la structure ou des chantiers d’insertion. »

 

Quels sont les problèmes rencontrés ? « Nous ne rencontrons pas vraiment de problèmes actuellement, il y a un bon suivi qui est fait par la structure, un bon accompagnement, on a tissé un partenariat qui pour moi fonctionne bien, quand vous avez un souci vous nous appelez, et inversement quand nous rencontrons une difficulté, quand on vous envoie par exemple un demandeur d’emploi et qu’il n’arrive pas jusqu’à chez vous, on s’appelle et on traite cela ensemble. Je dirai qu’aujourd’hui il n’y a pas de difficulté particulière avec LIBI NA WAN »

 

Quelles sont vos attentes? Comment pourrait on améliorer notre partenariat? « Au niveau de l’entrée du suivi et du parcours des bénéficiaires il n’y a pas de souci, nos attentes pourraient concerner les sorties des chantiers d’insertion, à savoir que l’on pourrait peut être dispenser plus de prestations que ce qui est fait aujourd’hui, notamment en terme d’accompagnement, on pourrait peut-être travailler davantage avec vous pour vous aider sur les ‘sorties positives ‘. »

 

La réforme des contrats et financements des dispositifs d’insertion vont ils dans le bon sens? (en terme d’insertion) « Nous en sommes au tout début, on ne sait pas vraiment si çà va aller dans le bon sens ou pas, en tout cas ça va avoir des incidences sur le fonctionnement des structures d’insertion, au niveau du financement et des contrats de travail puisque l’on est désormais sur des contrats de type ‘CDDI’ et non plus sur des contrats aidés; il y aura peut être moins de contraintes que celles qui étaient liées aux contrats de type ’CUI-CAE’, on pourra peut être envisager des parcours d’insertion plus longs…..Pour moi cette réforme n’est pas forcément une contrainte mais il va falloir qu’on la gère au mieux ensemble. »

 

Ne craignez vous que cela créée des contraintes supplémentaires pour les structures d’insertion?  « C’est sûr que pour les toutes petites structures d’insertion, qui ont moins de 10 salariés en chantier d’insertion, le nouveau contrat ‘CDDI’ est moins avantageux financièrement et risque de fragiliser ces structures, pour LIBI NA WAN çà ne devrait pas poser trop de problème parce que vous avez des chantiers d’insertions qui ont plus de 10 personnes, maintenant cela signifie aussi qu’il faudra maintenir l’activité de l’association à ce niveau là, pour ne pas vous trouver dans une situation délicate».

 

Ne pensez vous pas que cette reforme soit pénalisante, entre autre financièrement, pour les structures d’insertion et que finalement cela ne favorise pas l’atteinte des objectifs (en terme d’insertion) ? « Financièrement, comme on vient de le voir, il y a la contrainte du nombre de personnes. En terme d’insertion je ne pense pas que la réforme soit forcément pénalisante, les demandeurs d’emploi ne seront plus sur des contrats aidés basés sur du mi-temps, mais sur des contrats de type CDD et pourront être sur du temps plein, on se rapproche en terme de contrat à ce que l’on trouve dans une entreprise. »

 

« Pour conclure, je tiens à souligner le travail qui est réalisé aujourd’hui par LIBI NA WAN sur l’accompagnement des salariés :   il y a un véritable accompagnement qui est fait vers l’emploi, un accompagnement social qui prend en compte les problématiques rencontrées, un réel suivi est effectué à l’aide d’outils (livret d’accueil..) avec des règles clairement définies…

 

 

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Témoignage  : Mme Béna LIFIDA

Coordinatrice au sein de LIBI NA WAN

Juillet 2013

Depuis quand es-tu dans l'association? Le 03 octobre 2002 l’association LIBI NA WAN m’a embauché à temps plein sur un contrat emploi jeune pour exécuter les tâches d’agent de développement d'un dépôt vente d’artisanat d’art Businengué. Le dépôt-vente a officiellement ouvert ses portes au siège de l'association le 02 janvier 2003. Il s'adresse à tous les artistes et artisans produisant du Tembé de bonne qualité. Les intéressés fixent eux-même leur prix de vente et peuvent récupérer les pièces invendues à tout moment. Ce service plait particulièrement à la clientèle qui trouve plusieurs services en un seul lieu: peintures, sculptures, tissus et ouvrages sont regroupés sous le même toit, chaque objet possèdant sa fiche symbolique. Le 03 juin 2006, mon contrat emploi jeune a été renouvelé pour 3 ans de plus grâce à la mise en place d’une convention pluriannuelle co signée avec l’État (DIECCTE). Le 03 septembre 2009 j'ai pu signer un CDI avec l'association.

 

Quel est ton rôle ? Mon rôle est multiple et varié, d'autant plus que l'activité de LIbi Na Wan s'est considérablement développé depuis l'origine (nous aurons l'occasion d'y revenir dans un prochain numéro).

J’assure le suivi de l’organisation administrative et financière de l’association. Par exemple, j'établis les contrats de travail des salariés, leurs bulletins de salaire. Je prépare les dossiers nécessaires à l'élaboration et à la conduite des projets, j'assure le suivi des conventions avec les financeurs, Je prépare les dossiers des comités de pilotage, les rapports annuels d'activité nécessaires pour le Conseil d'Administration de l'association. Je rédige les comptes rendus des réunions. J'assure le suivi comptable en liaison avec le cabinet comptable ACTALIS. Je suis l'évolution de la trésorerie et des budgets des différents chantiers, je mobilise les financements et aides salariales prévus. Je veille à ce que les chantiers d'insertion se déroulent le mieux possible. Je fais le lien avec les ateliers en assurant les commandes de matières et matériels nécessaires.

J'organise aussi la vente d’objets qui proviennent des chantiers d’insertion, enfin je prépare et mets en place les expositions que l'on honore, afin que les personnes puissent connaître les activités de l’association....

 

Avec qui travailles-tu ? Je travaille beaucoup avec le Président de l’association, l’accompagnatrice sociale de l’association, les encadrants techniques et les salariés de l’association, ainsi qu’avec les financeurs et partenaires : le pôle emploi, la DICS, le Plie Guyane et la Région Guyane...

 

Qu’elles sont les problèmes rencontrés ? Depuis que je suis dans l'association, j'ai pu rencontrer quelques difficultés avec un des encadrants techniques de l’association par le passé, et avec quelques rares salariés pas toujours coopératifs. Actuellement, j'ai beaucoup de difficulté avec certains financeurs qui prennent beaucoup de temps, trop de temps, à valider certaines actions et à honorer le paiement des subventions ou des aides salariales dans des délais raisonnables. Cela nous met dans des situations critiques voire limites en trésorerie avec les impacts que çà engendre sur le bon déroulemlent des chantiers. Je déplore aussi que les règles liées aux contrats de travail des salariés en insertion changent fréquemment et cela ne nous facilite pas la tâche. Tout cela m'a permis de me rendre compte des difficultés que les associations tells que la notre peuvent rencontrer pour mener à bien des projets d'insertion économique.

 

Quels sont les points positifs de l'association ? Je ne vois que des points positifs. Les chantiers d'insertion portés permettent à des personnes d'avancer, de s'insérer dans la société, de trouver du travail; par ailleurs l'association est aussi très dynamique au niveau social notamment au village Saramaca. Nous cherchons toujours à aider et accompagner les gens. Par exemple, tout au long de l'année nous faisons de la prévention sur les MST. L'association ADER nous fournit le nécessaire pour pouvoir mener à bien cette action (préservatifs, documentation...). Nous assurons aussi le rôle d'écrivain public, nous aidons la population à remplir des documents administratifs...

Je fais un travail intéressant, ce n'est pas un "long fleuve tranquille" loin de là, mais nous avons la chance d'avoir à la tête de l'association des personnes bénévoles très actives et dynamiques qui font en sorte que l'on puisse avancer malgré tous les obstacles que l'on rencontre. J'ai pu apprendre, de par leur implication, leur travail et conseils, beaucoup de choses et acquérir des savoirs faires qui m'ont fait, moi aussi, progresser. C'est un poste très motivant.

 

 

LIBI NA WAN 

2 rue de Cali

Village Saramaca

97310 KOUROU

 

Horaires d'ouverture :  

le lundi de 8h00 à 12h00,

du mardi au vendredi de 8h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00,

et le samedi de 10h00 à 13h00 et de 15h00 à 18h00.

 

Tél : 0594 22 37 48

Fax : 0594 22 37 50

Courriel : libinawan.kourou

 @orange.fr

 

LIBI NA WAN 

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Village Saramaca

97310 KOUROU


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le lundi de 8h00 à 12h00,

du mardi au vendredi de 8h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00,

et le samedi de 10h00 à 13h00 et de 15h00 à 18h00.


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